
SOL a permis jusqu'à présent à près de 1'500 jeunes femmes et hommes de faire leurs premières expériences professionnelles à l'étranger. Des jeunes au chômage doivent-ils aussi pouvoir profiter de cette possibilité? Les arguments favorables sont nombreux.
Une efficacité démontrée
Pour les nombreux bénéficiaires du programme, le stage Leonardo est la transition idéale entre la formation et l'emploi. En effet, ce type de mobilité internationale stimule fortement le développement personnel, linguistique, social et professionnel. Une étude commandée en 2007 par la Commission européenne fait état de l'efficacité du programme. Il aide les personnes en formation à trouver un emploi en les dotant de la flexibilité et des compétences de plus en plus demandées dans l'économie mondialisée d'aujourd'hui. Jusqu'ici ce sont essentiellement des étudiants et diplômés des hautes écoles qui ont bénéficié du programme. Mais la démonstration des avantages de ce dernier constitue désormais un argument de poids pour le développer davantage encore, de sorte que plus de personnes puissent en profiter.
L'étude montre que les compétences professionnelles acquises pendant le séjour de formation à l'étranger peuvent être très profitables. Par exemple, 58% des chômeurs ont trouvé un emploi après leur séjour à l'étranger, 32% des personnes employées ont trouvé du travail à l'étranger, 27% ont amélioré la qualité de leur emploi et 34% ont trouvé un emploi avec plus de responsabilités. Les expériences acquises à l'étranger ont également stimulé l'assurance des participants (70%), leur capacité d'adaptation (73%) et leur goût pour le travail d'équipe (62%). L'étude indique que 66% des participants ont amélioré leurs compétences linguistiques, 65% leur capacité à gérer des situations inattendues, 72% leurs compétences interpersonnelles et 71% leur capacité à relever de nouveaux défis. La seule critique porte sur la durée du stage: 48% des participants regrettent que le séjour soit si court.
Bientôt une mesure du marché du travail?
Actuellement, une personne inscrite auprès d'une caisse de chômage en Suisse et qui souhaite participer au programme doit renoncer à ses indemnités journalières. Le stage Leonardo n'est pas encore reconnu au titre de mesure du marché du travail. Toutefois, des discussions sont en cours avec le seco (Secrétariat d'Etat à l'économie) pour examiner dans quelle mesure cet obstacle financier pourrait être levé. Si la mesure est acceptée, les premiers bénéficiaires pourraient partir dès l'automne.
